L’impact majeur du développement des objets connectés sur l’emploi

L’impact majeur du développement des objets connectés sur l’emploi

Depuis 2010, le secteur des objets connectés connaît une croissance aussi fulgurante qu’exponentielle. Ces technologies permises par l’apparition d’Internet et des réseaux sans fil ont un potentiel immense et encore peu exploité. Une étude sur les objets connectés menée conjointement par Gartner et par l’Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe table sur 50 à 80 milliards d’appareils en 2020, soit 6 par personne en tenant compte des projections démographiques également. Ce développement du secteur aura un impact massif sur l’emploi. En effet, c’est un gigantesque marché qui se crée autour de la vie et de la mort de ces appareils, de la construction au recyclage, en passant par les activités de service et de maintenance.

Une production scindée en trois secteurs

Aujourd’hui, on peut distinguer trois secteurs de la connectique. Le critère de distinction est le taux de pénétration, c’est-à-dire la part des objets disposant d’une connexion dans un échantillon donné. Ainsi, les téléphones, tablettes et tout le wearable sont à 100 %. Une deuxième famille est composée de l’électronique grand public, c’est-à-dire le son et l’image (téléviseurs, enceintes, etc.), et se retrouve à 60 % en progression constante vers le premier secteur. Mais le marché le plus prometteur est celui porté par la nécessité du quotidien plus que par les loisirs. L’électroménager, la santé connectée et la domotique sont environ à 20 % et devraient connaître une digitalisation explosive au cours des prochaines années.

Il faut avoir conscience que la production d’un objet connecté à un triple impact sur l’emploi. En effet, la main-d’œuvre qui produit l’objet subsiste, mais à celle-ci se rajoutent des activités de conception et d’assemblage du hardware à partir de l’objet à digitaliser et enfin des activités de développement du software qui assure l’interaction et la connexion entre l’objet et son utilisateur.

Des activités de service florissantes

Lorsque l’objet connecté est ensuite mis en service, de nombreux acteurs sont présents dans le secteur tertiaire pour accompagner la vie de l’objet. Ce dernier doit être installé, avec l’aide d’un professionnel qui paramètre l’initialisation dans certains cas. Ensuite, il faut recourir à un opérateur pour l’accès au réseau. Ce réseau est différent de la 4G ou du Wi-Fi, certains objets communiquant avec un centre de données placé entre l’objet et son utilisateur pour faire la liaison entre les ondes longue portée et Internet. Enfin, les activités de maintenance sont présentes à la hauteur de la taille du réseau. On note aussi l’apparition d’un secteur de la sécurité informatique des objets connectés à la suite de plusieurs démonstrations inquiétantes de failles.

Un marché grandissant du recyclage

En dernier lieu, et moins visible, le marché de la fin de vie des appareils connectés suit le développement de la domotique. Quand l’objet est réparable, il existe un marché méconnu de la vente d’occasion de produits testés et reconditionnés. Et dans le cas contraire, les services de recyclage se sont aussi organisés au cours des dernières années en surfant sur la tendance au changement des modes de consommation.

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