Quelles sont les normes de qualité de l’air intérieur

Quelles sont les normes de qualité de l’air intérieur

 

L’existence de différents niveaux de contrainte et de divers paliers

La première chose à savoir en ce qui concerne les normes relatives à la qualité de l’air réside dans la multiplicité de ces réglementations, qui en plus de présenter différents seuils pour chaque polluant, peuvent être de diverses sources. En effet, ces normes se retrouvent édictées aux niveaux local, national et européen. Les directives d’origine européenne ont été transposées dans la réglementation française pour une lisibilité simplifiée et homogénéisée. Ces normes présentent également différents objectifs. Il s’agit en effet d’être en mesure d’évaluer le taux d’exposition à la pollution des végétaux ainsi que de la population, mais également d’évaluer les mesures concrètement prises face à cela. Enfin, de telles mesures permettent de se tenir informés sur la qualité de l’air, dans le but d’être apte à optimiser par la suite les actions à entreprendre.

Comprendre la terminologie réglementaire en matière de qualité de l’air

En fonction du polluant potentiel, la réglementation présente différents seuils. Néanmoins, ces limites diffèrent en fonction de certaines réalités et d’objectifs particuliers. Par exemple, la valeur cible présente le niveau à atteindre dans un délai spécifié, dans le but de réduire autant que possible les effets négatifs que le polluant concerné peut entraîner, à la fois sur l’environnement et sur l’individu. Il se distingue de la valeur limite en ce que cette dernière, plus tolérante, fixe néanmoins un seuil qu’il est interdit de dépasser sur cette période. La valeur cible constitue ainsi une valeur idéale tandis que la valeur limite est celle qu’il est important de garder à l’esprit pour respecter la réglementation française et européenne en la matière. L’objectif de qualité offre une perspective à plus long terme. Il s’agit en effet d’un idéal à atteindre, par des mesures proportionnées, pour protéger l’humain et l’environnement des effets nocifs provoqués par les polluants. Le seuil de recommandation et d’information nous permet d’appréhender le niveau à partir duquel un risque est encouru dès qu’une exposition minime a lieu auprès des parties les plus sensibles de la population. On passe par la suite au seuil d’alerte dès que ce danger est encouru par l’ensemble de la population. Enfin, le niveau critique correspond au seuil au-delà duquel certaines plantes ou certains écosystèmes peuvent être affectés par le polluant visé.

Quels sont les seuils à ne pas dépasser d’après ces réglementations ?

Vous l’aurez compris, si ces limites présentent un véritable intérêt scientifique quant à la détermination des différents paliers de risques existant pour l’environnement et pour les êtres humains, la valeur limite est celle qu’il est primordial de respecter pour ne pas outrepasser ces normes de qualité de l’air. Des tableaux présentant l’ensemble des polluants sont mis à disposition du public sur le site Airparif. Ils permettent ainsi de se renseigner sur la valeur limite à garder à l’esprit lors de la mesure de la qualité de l’air. On notera par exemple que la valeur limite du plomb s’élève à 0,5 µg/m³ depuis le 1er janvier 2002, ou encore que celle du dioxyde de carbone s’élève, en moyenne horaire, à 200 µg/m³ à ne pas dépasser plus de 18 heures par an depuis le 1er janvier 2010.

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