Qualité de l’air dans les habitations : des logements sociaux écolo à Montreuil !

Qualité de l’air dans les habitations : des logements sociaux écolo à Montreuil !

Fin 2016, la mairie de Montreuil avait inauguré un nouvel immeuble de logements sociaux, totalement écologiques, dont les aménagements devaient permettre d’améliorer la qualité de l’air de ses résidents, dans une zone de la région parisienne particulièrement touchée par la pollution. Six mois plus tard, ce projet innovant s’avère être une véritable réussite, un exemple à suivre pour les constructions à venir. Couronnée de succès, cette initiative montreuilloise est à souligner, car son but est de permettre aux populations les moins bien loties d’accéder à de meilleures conditions de vie.

Par ailleurs, les mesures visant à améliorer la qualité de l’air coûteraient environ 19 milliards d’euros durant l’été chaque année. D’où la nécessité de miser sur différentes mesures innovantes permettant de lutter contre le problème sur le long terme.

Une nouvelle construction écologique aux multiples innovations

Le but d’une construction écologique est non seulement de protéger l’environnement, en réalisant des économies de ressources naturelles et en limitant les effets polluants, mais aussi de permettre à l’homme de vivre dans de meilleures conditions. En région parisienne, la pollution de l’air est un véritable fléau, obligeant les mairies à prendre diverses mesures contraignantes pour la limiter. En décembre 2016, le premier logement permettant d’augmenter la qualité de l’air a vu le jour à Montreuil. Une petite résidence en bois de 17 logements sociaux a poussé comme un champignon, en plein cœur de la ville.

Pour atteindre la prouesse d’offrir à ses résidents une qualité de l’air logement optimale, le bâtiment a été construit selon la norme européenne « Passivhause ». Son principe essentiel est d’isoler la structure à l’extrême, par un triple vitrage, une membrane sur le toit, et une forte isolation des murs notamment… Des matériaux naturels classés A+ sont utilisés, afin d’éviter les dégagements de composés organiques volatils (COV). En outre, la différence avec d’autres labels de ce type est importante : lorsque le bâtiment est terminé, son isolation effective est mesurée par de multiples tests et non admise de façon théorique.

Des atouts considérables entre structure végétale et construction rapide

Mais l’excellente isolation de l’immeuble n’est bien évidemment pas la seule mesure qui permet d’améliorer la qualité de l’air qui y circule. C’est l’ajout d’une ventilation centrale à double flux, qui assure la bonne gestion de l’air de l’immeuble, et recueille notamment la chaleur qu’elle réinjecte dans l’atmosphère. Cela permet d’éviter le chauffage artificiel, souvent polluant et consommateur d’énergie. Seule une petite chaudière pour l’ensemble de l’immeuble est ajoutée, afin d’optimiser les variations de températures durant la saison la plus froide. Enfin, la façade du bâtiment a été « végétalisée », afin de permettre d’en améliorer le confort thermique durant la période estivale, entre ombre et évapotranspiration des plantes, qui rafraîchissent et dépolluent l’air. Il est à noter que l’un des autres avantages de cet immeuble est qu’il se construit très rapidement, ce qui permet d’éviter l’installation des moisissures durant le chantier et l’altération prématurée des matériaux.

En six mois, les objectifs de cette nouvelle construction, qui se veut aussi bien écologique qu’économique, semblent être atteints. Toutefois, son évolution sera observée par les experts durant trois ans, pour s’assurer de sa qualité sur le long terme et qu’elle constituera le modèle des futurs logements sociaux.

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