Construction durable : un label pour l’air des logements neufs

Construction durable : un label pour l’air des logements neufs

Sachant qu’un individu passe près de 80 % de son temps au sein d’un bâtiment, il est primordial de maintenir une qualité optimale de l’air intérieur. De nombreuses solutions voient régulièrement le jour afin d’assurer confort et bien-être aux occupants des bâtiments récents.

Une attention particulière portée aux matériaux

Quand on parle de construction durable, référence est automatiquement faite à l’aspect écologique du projet. Cela commence donc par le choix des matériaux exploités. Depuis 2012, ces derniers sont obligatoirement soumis à un étiquetage qui donne des indications sur les émissions de polluants. Les entrepreneurs sont de ce fait invités à adopter les solutions les plus écologiques en se basant sur ces étiquettes classées A+ (émissions très faibles) à C (matériaux émettant fortement des polluants).

La ventilation est un autre critère majeur qui permet d’assurer une bonne qualité de l’air intérieur. Des solutions naturelles à l’instar des grilles en façades ainsi que des options mécaniques comme la VMC sont déployées au sein des bâtiments. En parallèle, l’isolation est optimisée de manière à protéger la construction contre les moisissures et autres pathologies du bâtiment.

La législation prévoit par ailleurs la surveillance de l’air circulant dans les ERP , en particulier lorsqu’il s’agit d’établissement accueillant des enfants. Des contrôles réguliers permettent d’évaluer la qualité de l’air et de définir si l’ERP a suivi les consignes à ce sujet

 Un label pour les logements neufs

L’Association de Promotion de la Qualité de l’Air Intérieur (APQAI) s’est penchée sur des moyens efficaces de garantir un air sain dans les bâtiments. Le label IntAirieur a ainsi vu le jour et s’applique aux logements neufs . Ce label est décerné par Immolab. Il atteste que la qualité de l’air au sein du bâtiment concerné est conforme aux exigences environnementales, sociales et sanitaires.

C’est le maître d’ouvrage qui dépose la demande de labellisation. Cette étape doit précéder la demande de permis de construire. Le dossier est analysé par un auditeur agréé qui suit également les phases d’exécution de l’ouvrage concerné. Si les conditions sont remplies, le label est accordé.

La labellisation s’articule autour de 4 idées majeures

En premier lieu, l’APQAI souhaite sensibiliser les acteurs du bâtiment via l’établissement d’une charte chantier à respecter consciencieusement. Cette démarche s’accompagne de solutions de pérennisation qui incluent notamment les entretiens à effectuer sur le bâtiment. En parallèle, les occupants devraient recevoir un guide des bonnes pratiques pour profiter en permanence d’un air sain.

En second lieu, l’Association vise une parfaite intégration de la construction dans son environnement. En ce sens, il est nécessaire de recenser les éventuelles sources de pollution aux abords du bâtiment à construire. La conception se fait ainsi en fonction de ces contraintes, assurant la pérennité de la construction mais aussi une qualité d’air optimale.

Le choix des matériaux que nous avons préalablement évoqués entre également en compte dans le processus de labellisation. Chaque élément est étudié, de la peinture aux différents revêtements (murs et sols), en passant par les colles, par exemple. Ce sont en effet des éléments potentiellement polluants.

Enfin, l’APQAI souhaite optimiser le renouvellement de l’air afin de garantir la continuité des résultats.

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