La qualité de votre air intérieur est-elle nocive pour votre santé ?

La qualité de votre air intérieur est-elle nocive pour votre santé ?

Malgré l’idée que l’on se fait d’un air extérieur très pollué par la circulation, les activités industrielles et les énergies fossiles, l’air intérieur serait pollué de 2 à 5 fois plus, en ville comme à la campagne. Cette pollution du domicile est problématique puisque l’on passe la nuit et une bonne partie de la journée à son domicile.
Hager Services a voulu étudier les conséquences de cette pollution et les solutions pour y remédier.

Des agents polluants aux origines multiples

On distingue tout d’abord une première famille de polluants issus de réactions de combustion. Ce sont les gaz d’échappement qui s’infiltrent dans le domicile et y restent piégés, mais aussi les gaz produits par une cheminée à foyer ouvert ou par une chaudière mal installée. Enfin, le tabagisme cause aussi une pollution ambiante et dans une moindre mesure, la cuisine au gaz.
La deuxième famille de polluants provient des matières synthétiques désormais omniprésentes dans la construction et l’ameublement. Ce sont les mousses d’isolation, la colle à moquette, les meubles en aggloméré, les produits d’entretien, etc. Ces matières produisent des émanations de formaldéhyde, d’ammoniac et d’acétaldéhyde. Tous ces agents polluants sont nocifs pour la santé (agents irritants), même à faible dose.

Des effets néfastes au long terme

Les effets cumulés de la pollution domestique sur la qualité de l’air intérieur entraînent également une dégradation progressive de l’espérance de vie en affectant la santé. On estime en moyenne la perte d’espérance de vie à 9,3 mois pour ce facteur.
Cette pollution de l’air intérieur au domicile obstrue peu à peu les poumons et favorise le développement de l’asthme. Les allergies trouvent également là un terrain propice pour s’installer. Quant au système immunitaire, il peut être attaqué et fragilisé.
Mais la qualité de l’air intérieur dépend encore du taux d’humidité dans la maison. Un air trop sec assèchera la peau et augmentera la sensation de fatigue quand un air trop humide offrira des conditions optimales de développement aux bactéries et aux moisissures.

Des solutions simples et efficaces

Devant le rapport évident entre qualité de l’air intérieur et santé, plusieurs conseils simples sont de rigueur pour éviter de souffrir de cette pollution ambiante. Tout d’abord, le premier réflexe est d’aérer le domicile, simplement en ouvrant les fenêtres en grand une dizaine de minutes ou un peu plus pour créer un courant d’air et chasser les pollutions et les odeurs. On peut aérer le matin en pensant à ouvrir les lits et puis une deuxième fois en fin d’après-midi avant que la nuit ne tombe en hiver, et quand l’air se rafraîchit en été.
L’autre solution efficace, c’est de prévenir la pollution grâce à la surveillance de la qualité de l’air intérieur. Il est possible d’installer un système de VMC avec une filtration de l’air entrant. Et ce système peut être intégré dans une solution intelligente de contrôle de la qualité de l’air intérieur. On place pour cela des petits détecteurs connectés dans les pièces à vivre de la maison pour la mesure de la qualité de l’air intérieur.

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