La qualité de l’air intérieur

La qualité de l’air intérieur

Quoi de plus naturel que de respirer ? Ce geste que nous effectuons inconsciemment à longueur de temps peut avoir des conséquences importantes sur notre bien-être et notre santé.
Le droit de l’environnement et la loi sur la qualité de l’air sont en constante évolution et essayent de s’adapter aux nuisances et autres facteurs polluants qui rendent peu à peu notre air quotidien irrespirable.
Des mesures sont prises dans les espaces publics afin de garantir un certain bien-être ou une réduction de plusieurs nuisances.
En revanche, nous passons une bonne partie de notre vie dans des espaces clos : bureaux, école, maison… A ce niveau, nous pouvons constater que l’air que nous y respirons n’est pas toujours d’excellente qualité.

Réduire la pollution de l’air intérieur

Un enjeu sanitaire

Une mauvaise qualité de l’air peut engendrer des troubles de la santé comme de l’asthme, des irritations au niveau des yeux et du nez, des manifestations cutanées, des maux de gorge ou de tête, des effets de fatigue ou encore d’autres types d’allergies.
Il y a donc un enjeu sanitaire important à lutter contre la pollution de l’air intérieur.
L’air intérieur est souvent même plus pollué que l’air extérieur, car il est confiné dans un espace fermé.
L’humidité, le chauffage, l’aération sont des sources d’amélioration de l’air et méritent un bilan personnel pour son domicile.

Quelques gestes à la portée de tous

Penser à faire vérifier régulièrement (une fois par an) son système de ventilation par un professionnel permet de maintenir son efficacité. Nettoyer les bouches d’aération deux fois par an est un geste qui va améliorer la bonne circulation de l’air chez vous.

Veiller à ne pas obstruer une entrée d’air par un meuble ou un tableau

L’humidité peut être causée par un chauffage peu efficace, ou un écoulement d’eau. Aérer peut être un moyen efficace contre elle. Une humidité trop importante crée des moisissures qui sont néfastes pour l’air ambiant. Penser par exemple à aérer lorsque vous étendez du linge à l’intérieur.
Le chauffage à combustion est un autre bon exemple. Il engendre inévitablement des fumées. Celles-ci doivent être correctement évacuées. Il faut éviter les appareils de chauffage reliés à des conduits de fumée, car tous les rejets de la combustion restent emprisonnés chez vous.
Si vous utilisez un chauffage à bois, apportez un soin particulier à la qualité de votre combustible : bannir les bois de récupération peints, teints ou traités. Choisissez de préférence un bois bien sec. Dans le cas d’une cheminée, ne négligez pas les travaux réguliers de ramonage.
Les appareils d’appoint à gaz ou pétrole doivent avoir une utilisation ponctuelle. Comme ils ne sont raccordés à aucun conduit de fumée, les émissions des produits de combustion peuvent être nocives et il conviendra de les placer dans une pièce bien aérée.
Respecter les doses indiquées sur les produits nettoyants est une saine habitude puisqu’elle limite l’émission de produits chimiques dans l’air de notre maison. Un bon réflexe peut être aussi de préférer des produits biologiques ou naturels qui sont plus respectueux de notre air. Il faut de toute façon toujours aérer lorsque l’on fait le ménage.

Pour la cuisine c’est pareil, il faut penser à aérer ou utiliser la hotte aspirante

Dans la salle de bains, se maquiller ou passer du vernis sur les ongles peut engendrer des polluants volatils. Là encore, une bonne aération est nécessaire. Après une douche ou un bain, il est convenu de faire de même pour éviter les effets indésirables de la condensation de vapeur d’eau, tels que les moisissures ou la prolifération d’acariens.
Fumer à l’intérieur amène une pollution systématique due au goudron, et au monoxyde de carbone. Le bien-être de vos proches risque d’en être profondément perturbé.
L’utilisation trop fréquente d’encens peut apporter des polluants irritants ou cancérigènes. Aérer toujours après. Il en est de même pour les sprays et autres diffuseurs.

Loi sur la surveillance de la qualité de l’air dans les ERP

Depuis la loi Grenelle 2 et la loi de mesure de la qualité de l’air, la surveillance de l’air dans les établissements recevant un public sensible, comme les enfants ou les personnes âgées, est obligatoire.
Les ERP (établissements recevant du public) sont tenus, selon un calendrier précis, de veiller à la qualité de leur air intérieur. La mesure de la qualité de l’air y est obligatoire. La surveillance périodique doit être effectuée tous les 7 ans par les propriétaires et être effectuée par un organisme accrédité.
Améliorer la qualité de notre air est vraiment l’affaire de tous !

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