La qualité de l’air dans les bureaux

La qualité de l’air dans les bureaux

Si la qualité de l’air dans l’espace public ou dans les logements a fait l’objet de nombreuses études, la qualité de l’air au bureau est encore un sujet peu étudié. Pourtant, il s’agit d’un enjeu important puisque c’est un lieu de vie qui accueille une grande partie de la population active plusieurs heures par jour toute la semaine. De plus, ces lieux sont aussi soumis aux pollutions intérieures et aux concentrations de gaz nocifs pour la santé à long terme. Même quand des salariés présentent des symptômes de maladies liées à la pollution de l’air, il est difficile de poser un diagnostic en l’absence d’études détaillées.

Des agents polluants spécifiques aux bureaux

On retrouve de nombreux agents polluants communs à l’habitat et aux bureaux. Ce sont par exemple les composés organiques volatils (COV), les particules et les bio-contaminants. A contrario, on ne retrouve pas de traces de monoxyde de carbone ou d’oxyde d’azote dans les bureaux. Cependant, il existe bien des agents polluants spécifiques aux immeubles de bureaux. Leur émission est fortement liée aux matériaux utilisés (pour l’isolation par exemple) qui peuvent stocker ou émettre des polluants.
Mais la première source d’émissions polluantes dans les bureaux est l’utilisation frénétique de l’impression papier. Les appareils de photocopie et les imprimantes émettent des COV, des particules fines (résidus de Toner) et de l’ozone. Leurs circuits électriques soumis à la chaleur émettent aussi du toluène, de l’éthylbenzène et du styrène. L’encre utilisée peut aussi être la cause d’une émission de carbone.
Enfin, un dernier problème spécifique à la qualité de l’air dans les bureaux trouve sa source dans les produits chimiques utilisés. On utilise en effet des produits ménagers émetteurs de COV pour le nettoyage des plateaux de bureaux. Mais le recours important aux imprimantes émet également de l’ozone. Ces produits répandus dans l’air intérieur peuvent réagir entre eux et former des agents polluants tierces comme du formaldéhyde et des particules ultra-fines. Le premier de ces deux produits est aussi émis en grandes quantités par les meubles de bureaux neufs en aggloméré dans les premières semaines après l’achat.
Malheureusement, tous ces produits menacent la qualité de l’air intérieur et sont nocifs pour la santé, à divers degrés. La dangerosité de ces produits est prise en compte mais la pollution qui résulte de leur usage et les réactions tierces sont méconnues, voire ignorées, faute d’études précises et de sensibilisation sur le sujet.

Le renouvellement de l’air sur le lieu de travail

Dans une grande partie des immeubles de bureaux, il est impossible d’ouvrir les fenêtres pour renouveler l’air. C’est alors le rôle du système de ventilation de purifier et de faire circuler l’air frais. Mais il suffit que les filtres soient saturés pour qu’ils se mettent à diffuser les polluants accumulés. De même, si un polluant ou un agent pathogène entre dans le circuit de ventilation, il se diffusera très vite dans l’ensemble des bureaux. Il est donc très important de contrôler et de maintenir régulièrement ces systèmes stratégiques.

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