Impact des produits du quotidien sur la qualité de l’air

Impact des produits du quotidien sur la qualité de l’air

Au quotidien et au sein même de nos logements, de nombreux produits domestiques sont élaborés à partir de pétrole et de dérivés pétrochimiques. Ce sont des produits d’entretien, des solvants, de la colle, des peintures ou encore des parfums et des crèmes : tous ces produits partagent une origine commune. En apparence inoffensifs, ils présentent en réalité un danger sous-estimé envers la qualité de l’air intérieur que nous respirons et indirectement envers notre santé. La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) américaine a publié ses conclusions récemment dans le célèbre magazine « Science ».

Une pollution sous-estimée

Quand on pense à la pollution, on pense souvent aux gaz d’échappements des moteurs essence ou diesel. Mais une grande partie de la pollution observée se constitue de composés organiques volatils (COV). Issus majoritairement du pétrole et de ses dérivés, ils sont présents dans un grand nombre de nos produits domestiques. Ces produits, que nous répandons à notre insu sur nos meubles, nos vitres, nos surfaces ou même sur notre peau, peuvent se révéler nocifs. En effet, au-delà des effets néfastes pour les organes respiratoires dus à la présence de particules fines, il existe un deuxième risque de réactions chimiques entre plusieurs COV. Quand elles se produisent, ces réactions peuvent accidentellement synthétiser de l’ozone, gaz dangereux pour la santé humaine.
Ces gaz et agents polluants que l’on pensait majoritairement générés par les moteurs automobiles ont une origine bien différente. En effet, leur diffusion dans l’air intérieur est beaucoup plus aisée lorsque les COV sont présents dans des produits d’entretien, des revêtements, des cosmétiques ou des aérosols. D’autant plus que tous ces produits sont conçus pour être étalés ou diffusés. C’est cette caractéristique particulière qui fait de nos habitations et de tous les espaces fermés en général des lieux pollués. La concentration relevée est parfois le décuple de celle relevée en extérieur.

Un risque important pour la santé humaine

La conséquence de cette dissémination invisible ne doit surtout pas être prise à la légère. En effet, cette pollution de l’air est avancée comme le cinquième risque pour la santé après la malnutrition, la malbouffe, l’hypertension et le tabagisme. Les COV, gaz nocifs et particules fines attaquent les organes respiratoires en premier. Ils favorisent donc le développement de l’asthme, des bronchites et peuvent également causer un cancer du poumon. Les effets peuvent se répercuter sur le système cardiovasculaire selon les personnes.

Comment diminuer le danger ?

De la même manière que les prises de conscience antérieures en matière de pollution industrielle ou automobile ont permis de prendre des mesures (installation de filtres, réduction des émissions, etc), il faut espérer des progrès en matière de COV. Plusieurs pistes de réduction sont envisagées. Que ce soit une initiative des fabricants pour répondre à la demande des consommateurs ou une obligation légale, il est possible d’agir en ce sens.
Toutefois, la réduction des COV est compliquée par la diversification chimique des composés, tous différents. Ce sont leurs comportements et leurs réactions qui doivent être envisagées de manière globale. Il faudra ensuite réduire ou supprimer leur présence là où cela s’avère faisable et nécessaire. En attendant, il est déjà possible de choisir pour son intérieur les produit les plus naturels possible en pensant à surveiller avant l’achat la composition des produits domestiques, ménagers et cosmétiques.

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