Comment mesure-t-on la pollution de l’air ?

Comment mesure-t-on la pollution de l’air ?

En raison d’une conscience écologique toujours plus importante au sein de la population et d’une connaissance scientifique accrue en ce qui concerne les dangers de ce phénomène, les techniques visant à mesurer et à limiter la pollution de l’air n’ont eu de cesse de se développer et de devenir plus performantes au fil du temps. De plus, les techniques possibles pour mettre en œuvre cette pratique peuvent être très différentes si elles sont entreprises par des particuliers ou par des institutions. Quelles sont les techniques qui existent aujourd’hui et qui permettent de mesurer de manière efficace la pollution de l’air, afin de mieux la maîtriser et de la combattre de façon toujours plus active ?

Des méthodes efficaces à destination des AASQA

Les AASQA, Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, sont les entités dont le rôle vise spécifiquement à effectuer la mesure de la pollution de l’air. En tant que structures au service de l’État (elles fonctionnent au niveau régional), elles ont à leur disposition les systèmes de mesure de la qualité de l’air les plus efficaces qui existent, ceci afin d’être aptes à répondre à des normes très réglementées sur le territoire français. Certaines particules, par exemple, doivent être mesurées à l’aide de technologies spécifiques, c’est le cas des particules fines PM10 dont l’appareil de mesure de la pollution emploie la radiométrie. Pour les oxydes d’azote NOx, c’est la chimiluminescence qui est utilisée. En effet, ces différentes méthodes ont pour objectif de répondre à une nécessité de précision maximale. Il est d’ailleurs à noter que ce ne sont pas de simples capteurs qui sont employés, la plupart du temps, au sein des AASQA. Ces dernières font appel à la technologie bien plus pointue des analyseurs. Il s’agit de mini-ordinateurs offrant une précision optimale.

Des technologies moins précises pour le grand public

Bien sûr, ces analyseurs ont un prix que seules certaines entités bien spécifiques jouant un véritable rôle dans la recherche liée à la mesure de la pollution de l’air peuvent se permettre de dépenser. En effet, le coût d’un analyseur performant peut atteindre jusqu’à 10 000 euros. La mesure de la pollution de l’air intérieur, néanmoins, tend à se démocratiser, et de plus en plus d’individus cherchent à connaître le taux de pollution de leur intérieur de manière à pouvoir prendre toutes les mesures nécessaires pour y remédier. Il existe des capteurs de pollution de l’air à destination du grand public ayant un coût plus que raisonnable : certains peuvent avoir un prix inférieur à 20 euros. Cependant, ces capteurs ne sont en rien comparables aux analyseurs employés professionnellement par les ASQAA et leurs agents, ils n’ont qu’un rôle indicatif et manquent d’une véritable précision. Pour vous assurer d’avoir affaire à un appareil de mesure offrant une fiabilité minimale, veillez à ce qu’ils répondent au minimum imposé par l’Union européenne : les capteurs de qualité, aux yeux de l’Europe, doivent dépasser les 30 % en termes de précision, bien loin malheureusement de la technologie employée par les institutions spécialisées.

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