Victime de cambriolage : quel est le profil type ?

Victime de cambriolage : quel est le profil type ?

La probabilité d’être victime d’un cambriolage est difficile à estimer mais grâce au travail de terrain mené par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) depuis 2007 sur la base de 130.000 témoignages de victimes, un profil type de la victime de cambriolage se dessine. Ce profil permet de déterminer quelles personnes présentent une probabilité plus grande que le reste de la population d’être victimes d’un cambriolage. On peut distinguer deux séries de risques entre les facteurs personnels et les facteurs environnementaux. Il faut cependant faire attention dans l’interprétation des résultats, car tous les facteurs ne sont pas forcément cumulatifs.

Le risque lié à la situation géographique et au cadre de vie

La région géographique de résidence a un impact sur la probabilité d’être victime d’un cambriolage. On relève quatre zones « à risque » qui sont l’Ile-de-France, l’est de la France, le bassin de la Seine et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. De même, les résidences urbaines ont plus de risques d’être cambriolées que les maisons rurales. Entre deux agglomérations de 20.000 et 100.000 habitants, l’écart de risque est de 30 %. Par contre, les risques sont plus grands en banlieue qu’en centre-ville. Les lotissements et les maisons individuelles facilitent les méfaits des cambrioleurs et on retrouve un écart de risque de 16 %.
La sécurité des environs du domicile a un impact encore plus important sur la probabilité de connaître un cambriolage dans sa maison. L’existence d’un climat délétère de délinquance dans la zone d’implantation du domicile fait exploser la probabilité de cambriolage de 88 % par rapport au niveau moyen. La probabilité augmente aussi dans les quartiers en mauvais état ou peu entretenus.

Le risque lié à la situation du ménage et de son domicile

Tout d’abord, les classes les plus aisées ont 15 % de chances supplémentaires de se faire cambrioler par rapport aux classes les moins aisées. Un facteur proche est la surface du logement. Par rapport à un logement d’une superficie de 25 à 100m², le risque augmente de 19 % si la superficie dépasse les 100 m² et de 39 % si elle dépasse 150 m². Enfin, les ménages ayant poursuivi des études supérieures subissent plus de cambriolages que les ménages les moins diplômés.
Par ailleurs, les ménages les plus jeunes connaissent plus de cambriolages que les personnes âgées. La probabilité d’être victime d’un cambriolage diminue progressivement avec l’âge. Et on constate également que les familles monoparentales subissent plus de vols que les familles « classiques » ou même que les couples sans enfants.
Un dernier gros facteur est plus lié au domicile qu’à la personne. Il s’agit de la sécurisation des lieux. La simple présence d’un dispositif de sécurité (blindage, caméra, alarme, gardien, digicode) réduit le risque de 14 % à situation égale. Un deuxième dispositif cumulé au premier amène une réduction du risque de 24 %. Par contre, la présence d’un chien n’a aucun effet sur le risque de cambriolage (mais l’ONDRP ne s’est pas focalisé sur les chiens exclusivement entraînés à la défense du domicile).

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