5 conseils pour faire sécuriser votre immeuble par votre syndic

5 conseils pour faire sécuriser votre immeuble par votre syndic

La FNAIM du Grand Paris vient de publier un guide intitulé « Acteurs de l’immobilier, acteurs de la cité, acteurs de la sécurité » rappelant aux syndics et copropriétaires franciliens les bonnes pratiques à adopter pour sécuriser les parties communes des immeubles et les quartiers. Voici ce qu’il faut en retenir.

Établir un diagnostic de sécurité

La première étape pour approfondir la sécurité de l’immeuble, c’est de prendre un rendez-vous avec les services de police de votre ville pour demander un diagnostic de la sécurité des parties communes. Un agent se déplace pour vérifier plusieurs éléments comme la fiabilité des portes, le bon fonctionnement des digicodes et des interphones. En effet, l’absence d’un interphone, par exemple, incite les locataires ou copropriétaires à partager le code avec les livreurs, invités, amis… Ce diagnostic sécurité est d’autant plus efficace que les policiers sont confrontés à de nombreux modes opératoires dans les cambriolages et intrusions sur lesquels ils enquêtent et sont donc à même de repérer les failles dans la sécurité des parties communes de votre immeuble.

Autoriser la police à accéder aux parties communes

Il est aujourd’hui possible et même recommandé de faire voter une mesure en Assemblée générale des copropriétaires pour autoriser la police à entrer dans les parties communes en l’absence d’une situation d’urgence. L’autorisation est valable un an et doit être envoyée par le syndic au commissariat de proximité en début d’année civile.

Faire appel à l’opération Tranquillité Vacances

Pour bénéficier encore davantage de la protection offerte par la police pour votre domicile, vous pouvez aussi vous inscrire à l’opération Tranquillité Vacances chaque année si vous êtes francilien. Pour cela, il faut s’inscrire 2 (à Paris) ou 5 jours (en banlieue) avant votre départ auprès de votre commissariat de proximité. Il faudra fournir un justificatif de domicile, les codes d’accès de l’immeuble et la localisation (bâtiment, cage d’escalier, étage, porte) de votre logement. Cette opération consiste à effectuer des patrouilles aléatoires pour surveiller les logements inscrits et prévenir des cambriolages. Bien entendu, cette opération est gratuite et ce serait dommage de s’en priver. Elle ne remplace pas cependant la surveillance vigilante d’un gardien ou la protection offerte par un système de sécurité type télésurveillance, mais c’est un complément efficace.

Installer un système de vidéosurveillance

Pour sécuriser un immeuble, on peut encore faire installer par un technicien un système de vidéo-surveillance. La loi vous oblige dès lors à afficher des panneaux d’information sur la présence des caméras. Mais la discrétion d’un tel système n’est pas un atout, bien au contraire. C’est justement la visibilité de ces caméras qui dissuade toute délinquance. Et si jamais il se produisait un cambriolage, les images peuvent être exploitées lors d’une enquête de police pour retrouver les coupables. Ces caméras peuvent être placées dans les parties communes et ne doivent pas avoir ni de fenêtres ni de portes d’appartement dans leur champ pour le respect de la vie privée. Sachez aussi qu’il est possible d’installer des caméras factices à moindre coût pour bénéficier de l’effet de dissuasion.

Protéger l’entrée par un sas

Afin de protéger votre immeuble de toute intrusion malveillante, il est pertinent de créer un sas avec l’entrée du bâtiment en installant deux portes sécurisées, avant et après les boîtes aux lettres en général. Il vaut mieux éviter de sécuriser les deux portes par digicode puisque cela ne vous protège que des livreurs qui connaissent seulement un code. Il est plus efficace de mettre un interphone sur la deuxième porte afin que seuls les habitants de l’immeuble puissent autoriser l’entrée.

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